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Entrevue

ALEXANDRE BRITSCH



Bien plus qu'un club de golf, c'est certainement son destin qu'Alexandre Britsch a pris en main dès l'âge de trois ans. "J'ai tenu mon premier club de golf très jeune. C'est grâce à mon père que j'ai découvert ce sport, je ne le remercierai jamais assez de m'avoir insufflé sa passion", précise Alexandre. Le prodige des greens réalise ses premiers swings sur le practice de Boulogne, au Jardin d'Acclimatation, puis à Ableiges, dans le Val d'Oise.

S'il est aussi adhérent au LSC Tennis, où il évolue à un bon niveau, Alexandre prend vite conscience qu'il veut se dédier au golf. "J'ai fait un voyage en Floride, il y a quatre ans. J'y ai disputé des compétitions et ce fut la révélation". A 11 ans, il intègre le Paris Country Club (PCC), reconnu pour son école de golf. Au sein du club, il est repéré par Mike Lester, Pro (professeur) du club. Après Jean-françois Rémézy, golfeur professionnel, et Arnaud Tardivel, Mike devient son Pro attitré.

Il peut aussi compter sur le soutien d'un coach mental, Makis Chamaladis, qui prépare notamment certains tennismen lors du tournoi de Roland Garros. Le jeune Levalloisien s'entraîne au golf du PCC, un complexe qui jouxte l'hippodrome de Saint-Cloud, et qui propose tous les équipements adéquats y compris pour l'entraînement physique (musculation, piscine, abdominaux…). Tous ces ingrédients ne tardent pas à porter leurs fruits.
 

Trajectoire montante

En avril 2007, Alexandre termine 3ème sur 52 en finale des qualifications pour le championnat de France, dans sa catégorie (12 ans). Cette performance lui donne le droit de participer au championnat de France qui a lieu au golf de Guyancourt trois mois plus tard. A cette occasion, il accède aux quarts de finale et devient cinquième meilleur français.

Grâce à ses résultats sportifs, mais aussi à une bonne moyenne scolaire, il est sélectionné par la DAGA (Dade Amateur Golf Association) pour participer au championnat du Monde junior de golf à Miami, en décembre dernier. "Un souvenir incroyable. J'ai joué sous les couleurs de la France et de Levallois. A l'annonce de mon nom, de mon pays et de ma ville, j'ai été très ému. J'ai même failli faire une erreur qui aurait pu s'avérer catastrophique lors du placement de ma balle. Finalement, j'ai terminé 39ème mondial et 2ème Français de ma catégorie". Des déplacements aussi productifs que coûteux qui nécessitent toujours l'apport de nouveaux sponsors.

 

Un mental de fer

L'ascension se poursuit pour Alexandre qui a vu la FFG (Fédération Française de Golf) lui proposer de postuler à une place au Pôle Espoir de Paris. Cette structure réunit la jeune élite du golf, seuls huit enfants sont sélectionnés sur toute la France. "Si je suis choisi, il s'agira d'un pas supplémentaire dans la réalisation de mon rêve, à savoir, faire du golf mon métier. J'aurai des cours le matin et du golf l'après midi, le rythme n'est pas évident, il faudra s'accrocher".
Mais le Levalloisien affiche déjà une volonté inébranlable : "Je suis en 4ème au collège Saint-Justin. Avec l'accord du directeur, j'ai pu aménager trois demi-journées dans la semaine pour mes entraînements. Il s'agit déjà d'une cadence infernale car je dois rattraper les cours et travailler seul à la maison. Mais je sais que les études restent primordiales pour mon avenir. J'espère intégrer un jour l'université de Stanford en Californie, réputée dans le domaine sportif".

Une maturité impressionnante, mais peu surprenante, car le jeune homme a l'habitude d'aiguiser son sens des responsabilités au CCJ (Conseil Communal des Jeunes) de Levallois.
S'il espère améliorer encore ses performances cette année, le jeune Levalloisien n'oublie pas de remercier ses parents, son Pro Mike Lester et le Directeur du PCC, Philippe Thézier, pour le chemin déjà accompli. Et pour la suite du parcours? Nul doute qu'il s'agisse d'un sans-faute…
                                                                                       Maxime Douté