Antoine Rigaudeau, vice-président du Paris Levallois
| Question : | Antoine, comment jugez-vous ce début de saison ? | | Réponse : |
Je suis globalement satisfait compte tenu des difficultés qu'impliquent obligatoirement un rapprochement entre deux clubs, deux villes, ainsi qu'une nouvelle organisation. Le club se porte plutôt bien pour un nouveau-né. Il est évident que le plan sportif nous laisse une impression plus mitigée, puisque nous réalisons une entame de championnat moyenne, avec de bonnes performances à domicile, et des soucis pour confirmer à l'extérieur. |
| Question : | Comment expliquez-vous ce mauvais rendement loin de vos bases? | | Réponse : |
Avec un peu plus de rigueur et de concentration, je pense que l'on aurait pu et dû ramener trois victoires de l'extérieur. Plus qu'à domicile où le soutien du public peut faciliter la tâche, l'équipe doit s'attacher à soigner tous les petits détails qui peuvent faire la différence. Il peut s'agir d'une perte de balle ou d'un rebond mal négocié dans les toutes dernières minutes ou même durant le match. Le groupe doit analyser ces petits détails, pendant ou même après le match. L'essentiel est de communiquer, car c'est l'affaire de tous, la responsabilité de tous. |
| Question : | Il y a tout de même des motifs de satisfaction… | | Réponse : |
Bien sûr! L'équipe reste équilibrée. Dans l'ensemble, elle offre un bon visage et joue bien au basket. Elle manque un peu de consistance sur les quarante minutes d'un match. Mais, c'est compréhensible, car le groupe ne se connaît pas, les joueurs n'avaient jamais joué ensemble. Et ce vécu collectif est nécessaire, notamment à l'extérieur, pour se trouver dans les moments difficiles. Je reste persuadé qu'avec le temps, l'équipe abordera les matchs avec plus de confiance et de sérénité. |
| Question : | Vendredi 11 janvier, à 20h, c'est la première du Paris Levallois à Bercy… | | Réponse : |
Il est toujours plaisant d'évoluer dans de telles enceintes. Bercy, c'est plus de 15000 places, mais les joueurs ont l'habitude de jouer dans de grandes salles. Ils ne seront pas impressionnés, les dimensions du parquet restent les mêmes. En revanche, ce match à Bercy peut permettre de fédérer un public encore plus large. Et sur un plan sportif, le défi est grand, car nous recevons Roanne, champion de France en titre, qui dispute l'Euroligue. Il sera intéressant de se mesurer à eux. Il nous faut gagner, car l'équipe a besoin d'une série. |
| Question : | Sur un plan personnel, vous étiez pressenti pour entraîner l'équipe de France… | | Réponse : |
Tous les projets mis en place pour aider le basket national sont intéressants, mais aujourd'hui, ce n'est pas d'actualité. Je suis l'un des vice-présidents du Paris Levallois dans lequel je reste actionnaire. C'est une aventure passionnante. Nous avons mis un train en marche, je veux l'aider à continuer son bout de chemin. |
Propos recueillis par Maxime Douté
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